Accueil > Modes d’intervention > Accompagnement > Gestion du Stress et Approche de Palo Alto
 
Interaction et Changement

 

Interaction et Changement
Nous envoyer un e-mail
01 47 70 37 91 / 06 85 57 76 99
99, rue du Faubourg Saint Denis
75010 Paris

Inscrivez-vous
pour recevoir nos prochains articles :
Lettre d'information
 



 

 


Gestion du Stress et Approche de Palo Alto

L'intelligence relationnelle au service de la performance


Le modèle interactionnel et stratégique de Palo Alto, grâce à lecture systémique du phénomène de stress, ouvre des perspectives permettant d’alléger la souffrance ressentie dans une situation d’excès de stress.

Pour lutter contre le stress, on reçoit, de manière classique, de multiples conseils invitant à mieux gérer ses émotions, à « se calmer » ou à se relaxer, voire à faire un effort pour éviter de penser « à tout ça ». Autant de conseils de « bon sens » irréalisables pour la personne concernée, car, de fait, il n’est pas possible de se calmer quand tout énerve, de « prendre du recul » quand la sensibilité est exacerbée, de prendre les choses d’une autre manière quand on se sent assailli de toutes parts.

Ainsi, le stress étant considéré comme responsable des symptômes physiques ressentis, l’injonction générale est qu’il faut le chasser, qu’il faut se relaxer à tout prix. En suivant cette voie, on en vient à créer une situation qui se révèle bien souvent encore plus difficile à vivre que la situation initiale, car non seulement on subit le stress, mais il faut en plus exercer une pression sur soi-même, faire un effort de plus, pour s’en débarrasser.

Une autre idée, assez largement répandue, sous-entend que toute personne équilibrée devrait être capable de traverser les épreuves de la vie sans douleur, ou presque. Dans cette optique, si une personne est durablement perturbée par un événement ou une situation, c’est que cette personne a quelque chose en elle « qui ne tourne pas rond ».

Or, cette considération, complètement illusoire, constitue également une source de stress importante. En effet, la personne en état de stress entretient souvent une sorte de dialogue avec elle-même qui lui fait se répéter sans cesse : « Je ne devrais pas éprouver ce que j’éprouve », et cette phrase, emblématique de l’idée mentionnée plus haut, accentue encore la lutte contre soi-même et contre les évènements. Non seulement, il faut payer les factures, être disponible pour son conjoint, pour ses enfants, pour sa famille, faire une place à ses amis, composer dans le cadre du travail avec d’autres personnes stressées, aigries, déprimées, jalouses, respecter les cadences, … et être exigeant avec soi-même quant à la manière de réagir à tout cela.

L’approche de Palo Alto, en revanche, pose le principe qu’un excès de stress résulte d’une interaction difficile avec un contexte donné. Le stress, qu’il s’agit de combattre, est une qualité émergente de la relation entre la personne concernée et son contexte. Cette manière de poser le problème ouvre trois perspectives permettant d’amoindrir le niveau de stress :

- soit changer l’environnement qui pose problème ;
- soit modifier la relation à cet environnement ;
- soit faire évoluer la représentation de la situation qui pose problème.

Nous constatons, au cours des formations ou des accompagnements individualisés que nous conduisons, que certaines personnes connaissent un soulagement presque immédiat dès lors qu’il leur est expliqué que, compte tenu des épreuves qu’elles traversent, il est normal de se sentir mal. Ce simple fait nous fait prendre conscience que certaines conceptions de la souffrance au travail, considérée indépendamment de tout contexte, peuvent engendrer des difficultés encore plus importantes pour les personnes concernées.

Christian Pignard et Olivier Millet

 
© 2005 - 2007 interaction et changement Création evous.fr